Le Marathon des mots, le célèbre festival toulousain que l’on ne présente plus, met à l’honneur chaque année des artistes et des écrivains dans le but de promouvoir la littérature de tous les horizons. Malheureusement, cette année le monde de la culture s’est mis en pause. Le festival ne pourra pas se tenir dans les différents lieux de la métropole toulousaine comme à son habitude. Mais pas de panique, le marathon 16ème édition est bien là ! Pour cette saison un peu particulière, il se ré invente et sera diffusé en ligne. Découvrez le programme des rencontres en ligne sur le site du Marathon des mots. C’est le thème des conversations méditerranéennes qui est une nouvelle fois à mis l’honneur. Il célèbre les liens culturels entre la France et les pays du Bassin méditerranéen. La production littéraire est riche de ce côté-là, et le thème au cœur de l’actualité.

Nous vous proposons de découvrir 2 auteurs phares autour de ce thème à travers les deux pépites ci dessous, ainsi que des entretiens réalisés pour l’occasion :

  • Louis-Philippe Dalembert nous parle de son dernier roman Mur méditerranée, dans lequel il soulève le sujet de l’immigration, du parcours de ceux qui se voient obligé de fuir. 
  • Dario Levantino quant à lui présente son tout premier roman De rien ni de personne. On y découvre le récit initiatique d’un jeune homme au cœur de l’Italie.

  Jeudi 25 juin, une vidéo d'entretien est diffusée en ligne : Dario Levantino à 17h et Louis-Philippe Dalembert à 19h, Retrouvez-les sur la chaîne youtube du Marathon des mots.

 

Auteurs à l'honneur

Louis-Phiilippe Dalembert 

OPAC Détail de notice

Sujet au cœur de l’actualité, Louis-Philippe Dalembert s’est emparé  du sujet de l’immigration avec un roman dans lequel il dresse le portrait de 3 femmes. Chochana, juive du Nigeria ; Semhar, Erythréenne ; et Dima, musulmane d’Alep.  Elles doivent toutes fuir leur pays en guerre et ont un même but : tenter leur chance vers un avenir meilleur, là où chez elles elles n’en ont aucun.

Mais le parcours est long et douloureux. C’est ce parcours que nous raconte l’auteur, avec une puissance d’évocation telle, qu’elle vous transporte et vous touche. Il nous offre un roman très bien documenté, mais qui va bien au-delà des simples chiffres et des statistiques. C’est de l’humanité qu’il nous offre à lire. De l’humanité dans toute sa complexité et son désespoir. Il nous peint une réalité qu’il rend indispensable de regarder en face.   

Extrait : "Qu'est-ce que ça fait d'être banni de sa terre natale ? D'être réduit en esclavage ? À des centaines et des centaines de kilomètres des siens, de sa langue maternelle, des paysages et des odeurs de son enfance. Qu'est-ce qu'on ressent ? L'exil rend-il la patrie perdue plus chère à son cœur ? Plus vivaces les "souvenirs", le "temps passé" ? La servitude invite-t-elle à maudire à jamais son oppresseur et ses descendants ? Engendre-t-elle la haine de soi ? "

 

 

 

Dario Levantino

OPAC Détail de notice

Le héros de ce premier roman, très remarqué en Italie est le jeune Rosario, 15 ans.

Cet adolescent, vit dans un quartier populaire de Palerme, entre un père absent, menteur, pas très clair et une mère au foyer aimante mais totalement soumise à son mari. Élève brillant, il choisit de quitter son quartier malfamé pour un lycée dans le centre, plus aisé, de Palerme.

Dans ce roman initiatique, on est toujours dans la position inconfortable de l’entre-deux : entre enfance et adolescence, entre quartiers socialement opposés, entre deux parents si différents. Rosario peine à trouver sa place .

Un texte à la beauté sauvage, plein de tendresse, dans un style succinct et efficace.

Bref, une plume à suivre

Extrait : « Je ne sais pas si j’aime ce quartier. Je suppose que non, mais c’est là que je suis né : je m’appelle Rosario, pas Jonathan. Que venez-vous faire ici, stupides touristes ? Moi qui y ai grandi, en revanche, je marche avec assurance : je ne regarde pas les rues, je m’oriente à l’instinct. Des effluves de graisse, de poussière et d’oignon frit. Une odeur subtile qui ronge, qui me connaît, celle de la mer. »

 

 

 

Pour aller plus loin sur les "conversations méditérannéennes"

LPD1MCLDFMCMDP

 FB esprit de famille