DVD Adultes

Desert dancer

  • Desert Dancer
  • Auteur : Richard Raymond, réal.
  • Editeur : Courbevoie : Chrysalis Films
  • Publié : 2014
  • Type de document : DVD fiction adultes
Savoir plus et réserver
 

Réparer les vivants

  • Réparer les vivants
  • Auteur : Katell Quillevere, réal.
  • Editeur : Boulogne-Billancourt : TF1 Video
  • Publié : 2017
  • Type de document : DVD fiction adultes
Savoir plus et réserver
 
Réparer les vivants est l'adaptation plus que réussie du best-seller de Maylis de Kerangal.
Victime d'un accident de la route, un jeune surfeur de 17 ans se retrouve en état de mort cérébrale. Les médecins demandent alors aux parents du jeune homme s'ils acceptent le don d'organes.
Au même moment, une femme souffrant d'insuffisance cardiaque attend une greffe qui lui permettra de prolonger sa vie.
La caméra navigue parmi tous ces destins qui se croisent : la douleur et le choix des parents, l'attente et l'espoir d'une patiente et sa famille, le quotidien des médecins et du personnel soignant qui s'occupent des greffes.
Un film poignant, au casting parfait, qui aborde le don d'organes côté donneur et côté receveur avec beaucoup de pudeur.

Il est difficile d'être un spectateur

Savoir plus et réserver
 

Alekseï Guerman est vraiment exigeant avec le spectateur;  l'omniprésence de l'immondice d’un bout à l’autre du film rebutera de nombreux spectateurs. Ce film aurait pu s’intituler  «Il est difficile d’être un spectateur ». Car le regarder est une épreuve que vous allez vous infliger autrement dit, une expérience. Soit vous en venez à bout, soit  il vient à bout de vous (ou vous met à bout). D'une certaine manière, il traîne le spectateur dans le boue - mais peut être pas gratuitement.

Avec « Il est difficile d’être un dieu » vous êtes face à une performance où le cinéaste réussit à montrer dans chaque plan du film (au sens propre si je puis dire) de l’immondice, de la morve, du sang, de la boue, de la crasse ; un vaste de champ de fange ruisselante d’humidité sous une pluie permanente.  Loin d'être accessoire, l'immonde est ici la matière même du film et l'on se prend à rêver au cauchemar nauséabond qui nous aurait pris à la gorge si le cinéma avait été capable de donner l’odeur; ça sentirait la merde d'un bout à l'autre.

Une telle outrance laisse songeur. La portée de tout ce déluge fangeux semble aller bien au-delà de la simple métaphore filée. Il est évident que les œuvres de Bosch et de Breughel ont inspiré la composition de bien des plans et le choix des décors - à la limite de la citation.  Dans un noir est blanc sophistiqué, l’image est composée avec un art du grotesque digne des deux peintres flamands; de beaux panoramiques où  le villageois abruti croise le moine ventru dans un décor médiéval où le colombage glisse sur le colombin.  Mais la caméra reste économe en plans larges et aérés ; elle vous met le nez dans le caca en plans rapprochés qui détaillent les dentitions pourries, les coulis de morves sous les narines, les matières fécales étalées sur les visages et la boue collées aux bottes.

 

Ce film est la seconde adaptation d'un roman de science-fiction russe des années 1960 ;  Qu’il est difficile d’être un dieu  des frères Arcadi et Boris Strougastki (auteurs plusieurs fois adaptés par Andreï Tarkovksi  Stalker par exemple). C’est le cinéaste allemand Peter Fleischmann avec la collaboration de Jean-Claude Carrière qui l’adapta pour la première fois à l’écran en 1988 avec une réussite que nous laissons à  votre appréciation (lien pour emprunter le DVD).

 

Denoël, 1973

 

Ce roman des frères Strougatski  date de 1964. Il s’agit de science-fiction à caractère politique qui aborde la question du fascisme et de l’interventionnisme. Il est difficile d’être un dieu décrit une société en stagnation – celle des peuples de la planète Arkanar -  incapable d’évoluer  mais dans laquelle un ordre totalitaire est en train de s’installer. Cette planète est observée par la civilisation avancée des Terriens qui se refusent à intervenir dans ses affaires. Les romanciers russes écrivaient en pleine guerre froide; la diplomatie n’avait pas encore inventé le droit d’ingérence; le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes était le principe qui réglait le concert des nations ; l’outrepasser était une déclaration de guerre.

L’intrigue dans laquelle sont impliqués une multitude de personnages aux noms exotiques laissera peut-être un sentiment de confusion au lecteur. Mais bien que le film d’Alekseï German (contrairement à celui de Fleischmann et Carrière) laisse le ressort politique de l’histoire dans un obscur second plan, et bien que les images de Guerman soient à l'opposé de l'imagerie de la science-fiction, son film constitue une adaptation plutôt respectueuse de l'esprit du roman. L'extrait suivant de l'oeuvre des frères Strougatski éclaire beaucoup le projet du cinéaste.

http://www.babelio.com/auteur/Arcadi-Strougatski/33267/citations/22213

 

Ce long extrait signale que les questions dont il traite sont d’une brûlante actualité. Comment ne pas penser à l’ascension d’ISIS (DAESH) et à la question cruciale de l’interventionnisme (à laquelle Vladimir Poutine a répondu à sa façon). Mais on aurait tort de voir dans ce film qui est l’œuvre d’une vie (Guerman y consacra vingt ans de la sienne et meure avant sa sortie en salles) une œuvre de circonstance; le processus de décomposition politique, social et culturel des civilisations est éternel, trans-historique; c'est le thème rebattu de la décadence qui est ici transfiguré.

Tout cela fait qu’au final, si l’on accepte le contrat avec le réalisateur, on ne s’ennuie pas pendant les deux heures et quarante minutes que dure le film. En pleine immersion dans le lisier d’Arkanar, le spectateur s'élève en spectateur à la puissance deux – à l’instar de Don Roumata, le personnage principal, l’observateur terrien de cette planète fétide devenu une sorte de dieu dans ce monde croupissant. Et la question du regard, du statut d'observateur et d'autant plus en jeu dans ce film que vous vous y sentirez vous même observé à votre tour ; car les pauvres hères de la planète Arkanar  viennent parfois vous lorgner par le trou de  l'objectif -  comme un animal sauvage venu renifler la camera d’observation laissée dans la forêt par un zoologue. En voyant ces bougres approcher leur œil de l’objectif comme pour regarder dedans, vous êtes renvoyé à votre statut de spectateur.

Comment réagir devant ces faces de brutes qui nous ramènent à notre condition de spectateur par ce jeu de miroir renversé de la caméra qui nous met en position de « regardé » ? Est-ce une critique du spectateur, dont la faute serait de n’être que spectateur ? L’interprétation naïve et bien-pensante de la critique de la société du spectacle s’en prend généralement à tous ceux qui se donnent en spectacle ; classe politique et show business etc. Mais qu’en est-il de la responsabilité du spectateur ? Après tout n’est-ce pas le thème du roman des frères Strougastki ? Les terriens avec leurs scientifiques sont les spectateurs du désastre de la civilisation d’ Arkanar ; désastre sur lequel ils ne souhaitent pas intervenir. Et si la charge du cinéaste ne visait pas plutôt le public des salles de cinéma ou de la télévision ; autrement dit nous avec notre complaisance de spectateur, toujours prompt à nous émouvoir de toutes les misères du monde au cinéma mais comme à travers une vitre dont la trompeuse invisibilité nous rassure inconsciemment.

 Il est difficile d'être un dieu. Aleksei Guerman

 

Un film, tout comme l’argent, n’a pas d’odeur. Pestillance sublimée par la pellicule, celui-ci vous fait respirer le miasme assassinant l'odeur de la jonquille. Pour preuve ces deux indices. Le premier, ce passage du film où offrir des fleurs constitue est à la base de l'étiquette pour se saluer à la cour d’un despote.  L’autre indice est dans la bande-son – sur laquelle il y aurait beaucoup à dire encore. Retenons simplement qu’un des motifs musicaux récurrent de la bande-son n’a échappé à aucun spectateur russe ; il s’agit d’un des mélodies les plus célèbres du répertoire slave ; Le Temps du muguet.

 

 

Big Eyes

  • Big Eyes
  • Auteur : Tim Burton, réal.
  • Editeur : Issy-les-Moulineaux : Studio Canal vidéo
  • Publié : 2015
  • Type de document : DVD fiction adultes
Savoir plus et réserver
 
A la fin des années 50, Margaret Keane peint des enfants aux yeux immenses et noirs. Son mari s’attribue les œuvres et les transforme en mine d’or. L’histoire vraie d’une des plus grandes impostures du monde de l’art, portée par les excellents Christoph Waltz et Amy Adams.

Boyhood

  • Boyhood [édition prestige 2 DVD Digibook + livret]
  • Editeur : TF1 Vidéo
  • Publié : 2015-01-15
Chaque année, de 2000 à 2012, Richard Linklater a réuni les mêmes comédiens pour un film sur la famille et le temps qui passe. Boyhood relate, sans trucage, le quotidien de Mason, de son entrée à l'école primaire jusqu'à son admission à l'Université, entouré d'une famille fictionnelle qui prend de l'âge en même temps que lui.
Le résultat de cette expérience inédite est la vision en temps réel de l'évolution physique et comportementale des personnages de cette famille texane moyenne, à travers des petits moments de leur quotidien. Mais c'est aussi l'histoire d'une Amérique post 11 septembre jusqu'à l'ère Obama.
Des héros ordinaires pour un film unique sur les petits riens qui font l'existence.

Twenty Feet from Stardom

  • Twenty Feet from Stardom
  • Auteur : Morgan Neville, réal.
  • Editeur : Paris : France Télévisions Distribution
  • Publié : 2013
  • Type de document : DVD documentaire adulte
Savoir plus et réserver
 
Un documentaire passionnant et émouvant sur la carrière exceptionnelle de ces choristes, restées dans l'ombre des grandes vedettes internationnales. Les commentaires des artistes comme Mick Jagger, Stevie Wonder et Sting décrivent l'importance de ces chanteuses lors des enregistrements studio et des performances live.

La Tombe 33

Savoir plus et réserver
 
Cette fameuse tombe 33 est encore aujourd'hui interdite au public, la seule façon d'y entrer est de regarder ce documentaire (ou bien d'être un égyptologue strasbourgeois ! ). Bien qu'elle ait été pillée, cette tombe est exceptionnelle de par sa grandeur et le nombre faramineux de hiéroglyphes sur les parois. La recherche en égyptologie est toujours d'actualité, ce documentaire nous le prouve.

Les héritiers

  • Les héritiers
  • Auteur : Marie-Castille Mention-Schaar, réal.
  • Editeur : Boulogne-Billancourt : TF1 Video
  • Publié : 2014
  • Type de document : DVD fiction adultes
Savoir plus et réserver
 

Le niveau de la classe de seconde 1 du lycée Léon Blum de Créteil est catastrophique. Les élèves sont ingérables. Contre toute attente, leur professeur d’histoire leur propose de participer au concours national de la Résistance et de la Déportation. Tout d’abord réticents, ces élèves, enfermés dans l’échec et la provocation, vont se découvrir des ressources qu’ils ne soupçonnaient pas, prendre confiance en eux et apprendre à travailler ensemble.

L’histoire pourrait paraître utopique si elle n’était basée sur un fait réel.

Une belle leçon d’espoir pour tous les adolescents qui ne se reconnaissent pas dans le système scolaire et ne croient plus en un avenir.

 

3 X MANON

  • 3 x Manon
  • Auteur : Jean-Xavier de Lestrade, réal.
  • Editeur : Paris : Editions Montparnasse
  • Publié : 2014
  • Type de document : DVD fiction adultes
Savoir plus et réserver
 
Après avoir agressé sa mère à l’arme blanche, Manon est envoyée dans un centre éducatif fermé. Elle a six mois pour mettre fin à sa rage et à ses excès de violence. Durant les 3 épisodes de cette mini-série, nous suivons le parcours de cette adolescente de 15 ans et d’une poignée d’autres filles dont le quotidien n’est qu’échecs et violence. On tremble pour ces filles. On peste contre le directeur accroché à son règlement. On veut que la prof de français si sensible et si pédagogue, que l’éducateur au grand cœur les aident à surmonter leur souffrance, à dépasser leur agressivité en mettant des mots dessus. Jean-Xavier Lestrade filme de façon très réaliste des comédiens tous parfaits et bluffants de justesse dans leurs rôles. Une mini-série bouleversante à voir aussi sur ARTE VOD.

Effets secondaires

  • Effets secondaires
  • Auteur : Steven Soderbergh, réal.
  • Editeur : Paris : ARP Sélection
  • Publié : 2013
  • Type de document : DVD fiction adultes
Savoir plus et réserver
 

 Jonathan Banks est un psychiatre renommé. Quand Emily le consulte pour dépression, il lui prescrit un médicament expérimental dont il assure, moyennant finances, la promotion. La jeune femme se sent bien mieux mais quelques jours plus tard, elle tue son mari et dénonce les méthodes de son psychiatre. Pour sauver sa réputation, Jonathan Banks va mener sa propre enquête.

 Un casting de premier ordre pour un thriller haletant.

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