Road strip ! #3, avec Mëos, Marjorie Caup, Chloé Desvenain, Mariana Herrera Montiel, Morgan Pansier, Emile Sacré


05/11/2010 - 00:21
05/12/2010 - 00:21

Exposition urbaine et collective autour de l’usage du dessin dans la création contemporain, Road strip ! s’attache à présenter le travail de jeunes artistes issus de la région Midi-Pyrénées dont le travail se situe aux frontières des disciples et des genres. Plusieurs artistes sont invités à porter leur regard sur l’univers urbain en créant un strip présenté dans la rue, au moment du festival de la bande dessinée de Colomiers et de Graphéine #2, second événement du réseau pinkpong consacré au dessin contemporain, en novembre 2010.


LES ARTISTES

 

Guillaume Balssa – alias Mëos

Après des études de graphisme et d’art plastiques à l’université du Mirail, Mëos poursuit une activité de graphiste et d’illustrateur à Toulouse.

Adeptes de l’illustration, de fresques symboliques et d’enchevêtrements quasi abstraits, son dessin fourni et inquiétant flirte avec le gore, l’héroic fantasy et le science fiction, et n’est pas sans rappeler le monde des comics américains.
Pour Road Strip !, il imagine une série de visions symboliques en noir et blanc, de la ville machine à la ville labyrinthe en passant par la ville clignotante.
http://meos.galerie.free.fr/

 

Marjorie Caup

Née en 1987 et diplômée en 2010 de l’Ecole supérieure des beaux-arts de Toulouse, option communication, elle poursuit des études de cinéma d’animation à Valence.

« Les mots et plus généralement la langue française m'intéressent beaucoup. Il me semble que la langue française permet une articulation des idées qui peut être très proche de la méthode avec laquelle je procède pour articuler la composition de mes dessins.
Je suis très sensible à tout ce qui défie l'ordre établit de la langue française (ordre régit par les règles grammaticales, les règles de conjugaison, par la richesse de ses expressions, par ses figures de style, etc..), à tout ce qui la déjoue sans en enfreindre réellement les lois. Boris Vian est une vraie référence en la matière, un vrai maître. Son utilisation extraordinaire du langage produit un nouveau rapport aux choses, que ce soit dans les aberrations, dans les inversions, dans les substitutions, etc... Par conséquent, maltraiter le langage est une façon de frapper le réel, de s'en inquiéter, de s'en préoccuper, de le renouveler.
En dessin, j'essaie d'établir ces mêmes rapports, sauf qu'à la place des mots, je manipule des images. Pour moi, c'est réellement le processus qui est le même, ce processus qui consiste à confondre, à créer des amalgames, à substituer, à dérégler tout en gardant une logique manifeste dans le but d'étonner, de déconcerter et de désorienter.
 (…)
Pour Road Strip, je souhaiterais réaliser une course de Lévriers. Il s'agirait d'une course de 4 à 5 lévriers avec des scelles et des laisses. A la manière d'un manège, ils seraient tous attachés à un poteau central et tourneraient autour, de façon perpétuelle. (…) Autour de ce sujet, comment suggérer les contradictions, comment traiter le plus simplement cette idée, comment mêler le vicieux de cet engrenage avec le ludique, quelle composition ?...
»
Marjorie Caup, extrait de sa note d’intention


Chloé Desvenain

Graphiste née en 1986 et résidant à Toulouse, elle est diplômée en 2010 du DSAA (diplôme supérieur d’arts appliqués) communication visuelle des Arênes, elle poursuit des études d’arts appliquée à l’université du Mirail à Toulouse.

« J’ai arrêté mon choix sur les pigeons comme "matière à créer".
Personnages incontournables des villes, considérés comme nuisibles mais aussi parfois au centre des attentions des badauds, les pigeons sont surtout ma seule et unique phobie !
J’ai beau chercher, je ne trouve pas de raisons valables à la répulsion qu’ils m’inspirent. De ce fait, je trouve qu’ils peuvent faire l’objet d’une analyse graphique détaillée.
Les quatre images du dispositif Road strip ! sont autant de planches anatomiques (plastiques et graphiques) possibles sur lesquelles je chercherai à décrypter la réaction instinctive de rebut qu’ils provoquent chez moi. Tantôt "médicales" et didactiques, tantôt humoristiques et impertinentes, elles seront autant d’étapes vers "l’appréciation" du volatile. L’ordre du déroulé n’est pas encore clairement arrêté, je pense néanmoins découper mon intervention selon les quatre axes suivants :
1 — Anatomie et régime alimentaire du pigeon.
2 — Méthodes et astuces pour simuler le roucoulement du pigeon.
3 — Poème à l’ode du pigeon
4 — Comment rendre un pigeon plus sympathique ?
Mon intervention sera à considérer au second degré et ne cultivera pas "d’esthétique de la laideur", au contraire, je tenterai d’en prendre le contre-pied.
»
Extrait de sa note d’intention pour Road Strip
http://fakepaper.free.fr

 

Mariana Herrera Montiel

Diplômé 2010 de l’Ecole supérieure des beaux-arts de Toulouse, option communication
D’origine mexicaine, elle prépare pour Road Strip ! un projet autour de l’univers de la bande dessinée populaire mexicaine.

« Ce qui m’intéresse dans le dessin c’est de faire oublier que c’en est un, faire oublier les coups de crayons et les efforts passés derrière sa table afin que le lecteur reçoive uniquement un message, celui que j’ai envie de faire passer, qu’il soit absurde ou engagé. Tout comme un livre où les mots doivent résonner dans la tête et provoquer des images autres que la forme même des mots et de leurs lettres. Les traits sont comme les mots, juste un ensemble qui doit servir une histoire, une émotion. La technique est paradoxalement au premier plan, car elle doit être suffisante pour qu’il n’y ait aucune interférence entre le dessinateur et le lecteur. Les espaces publics sont à ce titre très intéressant car le côté éphémère et exclusif d’un affichage en espace public permet des fantaisie qu’une édition classique ne permettrai pas, les messages peuvent être plus fort car plantés au milieu d’un contexte il est alors possible de jouer avec ce dernier et le spectateur, voire de rendre le spectateur complice ou acteur. »
Extrait de sa note d’intention pour Road Strip

Morgan Pansier
Né en 1984, il est diplômé 2010 de l’Ecole supérieure des beaux-arts de Toulouse, option communication.

« Tout commence pour moi par un carnet de croquis. Le plus souvent, les idées me viennent en dessinant ailleurs que sur ma table dessin. Ce sont les premières phases d’un travail, celles des esquisses, des idées, bonnes ou mauvaises, sans distinction, sans jugement de valeur sur la création de celles-ci. Laisser libre la main pour tenter de couvrir un large panel des possibilités pour pouvoir petit à petit, dégager une forme finale.
(…) Une première idée serait la création d’un catalogue de fenêtres croquées sur le vif dans la ville de Colomiers. Un grand dessin serait formé par ces différentes fenêtres que les habitants pourront reconnaître.
»
Extrait de sa note d’intention pour Road Strip


Emile Sacré

Graphiste résidant à Toulouse, il est diplômé en 2010 du DSAA (diplôme supérieur d’arts appliqués) communication visuelle des Arênes, et poursuit des études d’arts appliquée à l’université du Mirail à Toulouse.

Il est invité en 2011 à concevoir la Vidéo Point de suspension..., film de restitution des ateliers de création de la saison 2010-2011 

 « En partant du postulat que ce projet donne à voir une pratique personnelle et actuelle du dessin contemporain, j'ai pour volonté d'utiliser le contexte de l'affichage urbain. En effet, ma production va s'orienter vers une valorisation du message présent dans la rue. Je souhaiterai utiliser comme matériau brut les annonces publiques, leur contenu textuel et informatif pour en découdre la composition, l'exploser et enfin remixer visuellement ce type de document, en général très rigide et figé. Cela engendrerait donc une pratique à la fois picturale et typographique effervescente, où l'image viendrait heurter les caractères, et les mots à leurs tours, stimuler le visuel.
Je prends l'exemple d'une annonce de type : vente de voiture, en fin de journal : Ce genre de contenu textuel très codifié peut laisser place à une composition graphique très libre et expressive. L'utilisation de ces mots tronqués et de ces abréviations est assez particulière. Ces "astuces" rédactionnelles peuvent être visuellement très fortes (Changement de graisses, typographie "à la main", symboles,...). Ensuite, cela pourrait paraître anecdotique, mais peut être que le fait d'axer ma recherche documentaire (annonces) dans ce domaine là (vente automobile) est un moyen de faire écho au titre du projet "Road strip !"
»
Extrait de sa note d’intention pour Road Strip
http://sacre.emile.free.fr

Cliquer sur les images ci-dessous pour faire apparaître les grandes versions.





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